La Vague
La semaine dernière, je suis allée voir "La Vague" , un film allemand réalisé par Dennis Gansel en 2008 et inspiré originellement de La Troisième Vague, étude expérimentale du fascisme, menée par le professeur d’histoire Ron Jones avec des élèves de première du lycée Cubberley à Palo Alto (Californie) pendant la première semaine d’avril 1967. Dixit Wikipedia.
La Vague raconte l'histoire d'un professeur de lycée (Gymnasium) qui suite à des questions de ses élèves sur le régime nazi lors d'une semaine thématique sur l'autocratie, décide de mettre en place dans son cours une communauté fonctionnant comme une unité possédant un symbole, un salut, un uniforme, des règles : la vague. Mais les lycéens prenant la situation "trop" au sérieux, la situation finira par devenir incontrôlable.
Sans blague, ce film m'a fichu des frissons ! D'autant que je l'ai vu en Version Originale sous-titrée, ce qui lui donnait d'autant plus de relief. Ainsi que je l'ai écrit à une copine qui était également dans la salle "j'ai aimé ce film, pour la leçon qu'il donne. Un film effrayant quand on voit à quel point le mental - des ados mais aussi du professeur - peut être influencé par une idéologie. Ce qui m'a le plus marquée, c'est le suicide de ce garçon pour qui "la vague" était devenue une raison de vivre. Il avait besoin d'être "tenu", encadré et ce mouvement le rassurait.
Ceci dit, il n'est pas faux qu'un tel mouvement puisse être fédérateur, entraîner une certaine forme de solidarité, gommer les différences par le port de l'uniforme : c'est le credo de toute idéologie, quand on y pense, et même des sectes. Il leur faut un signe distinctif".
J'ai également apprécié la démarche des quelques élèves qui ne s'étaient pas laissé embarquer dans ce mouvement.
N'étant ni psy, ni sociologue, je ne serais pas à même de faire une analyse aussi pointue que pourraient le faire ces spécialistes, mais en pensant que ce film est tiré d'une histoire vraie, cela fait réfléchir.